Construction et développement durable : un mariage réussi !

Longtemps ennemis, le secteur du bâtiment et les tenants du respect de l’environnement se rapprochent chaque année un peu plus. Devant notamment les changements climatiques, de plus en plus palpables, les consciences s’éveillent… et sous la pression des citoyens, les industriels et les autorités prennent aujourd’hui les problèmes environnementaux à bras le corps. La notion de développement durable s’impose depuis à tous comme une nécessité impérieuse…il y va de la survie de la planète ! Cette prise de conscience, alliée au nécessaire développement économique, est en train d’inscrire durablement des contraintes de respect de l’environnement dans les pratiques de construction.

Le concept de développement durable a été défini en 1987 par la Commission mondiale sur l’environnement et le développement (Commission Brundtland) en ces termes : « un développement qui permet de satisfaire les besoins des générations présentes sans compromettre la possibilité pour les générations à venir de satisfaire leurs propres besoins ».

Depuis peu, le secteur du bâtiment s’engage dans l’appropriation de cette notion. Jusqu’aux années 90, les préoccupations étaient essentiellement celles de la sécurité, des économies d‘énergies (chocs pétroliers) et de l’accessibilité aux personnes handicapées au moment des constructions. Sont survenues alors une meilleure prise en compte de l’isolation phonique (en 92), l’approche de la qualité environnementale des constructions, qui a donné naissance à l’association HQE (en 96), puis l’intégration des objectifs de prévention contre les effets de l’amiante (en 1995), du plomb dans les peintures (en 98), et de façon plus générale de l’objectif de santé dans le bâtiment (plan de 99). Enfin, le plan habitat-construction développement durable de janvier 2002 a donné une véritable impulsion à une approche globale.

Depuis, de nombreuses organisations professionnelles se sont mobilisées sur la démarche « développement durable ». C’est le cas des maîtres d’ouvrage (les architectes par exemple), mais aussi des entreprises et des industries du bâtiment et des matériaux de construction. Des associations oeuvrant spécialement dans ce domaine sont venues se greffer en parallèle. C’est ainsi qu’en 2003, l’association Qualitel a créé une certification pour les immeubles collectifs et les maisons construites en lotissements, appelée « Habitat et environnement ». D’autres associations, mandatés par l’association HQE, mettent elles aussi en place une certification destinée cette fois aux bâtiments tertiaires (équipements, bureaux, et commerces notamment).

Concrètement, pour ériger une maison qui s’inscrit dans une démarche de développement durable, il faut s’intéresser d’abord aux performances énergétiques du bâtiment (techniques d’isolation thermique naturelles, chauffe-eau solaires, ...). Il faut ensuite prendre en compte l’utilisation de l’eau (réaliser des économies d’eau potable, récupérer les eaux pluviales, s’intéresser aux toitures vertes ...). D’autres paramètres, moins « évidents » entrent en compte comme la gestion des déchets (tri sélectif, composteur…), la proximité des transports collectifs, ou encore la consommation électrique des appareils électro-ménagers…

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